Tafiré, 18 août 2025 (AIP)- La ville de Tafiré, dans la région du Hambol (Katiola), vit , depuis le 09 août 2025, au rythme de la 4ᵉ édition du Wobélé Festival, désormais considéré comme l’un des rendez-vous majeurs de la scène culturelle du Centre-nord ivoirien. Pendant huit jours, la place Alassane Ouattara de Tafiré vibre aux sons des tam-tams, des danses traditionnelles et des musiques modernes, dans une ambiance où se mêlaient retrouvailles familiales , ferveur populaire et esprit de fraternité.
Derrière ce festival, qui s’achève ce dimanche 17 août 2025 , il y a une vision. Celle d’une équipe d’organisation chapeautée par le promoteur Ousmane Coulibaly et le commissaire général Ouollo Coulibaly : bâtir une plateforme culturelle qui dépasse le simple divertissement pour devenir un outil de cohésion sociale, de valorisation identitaire et de développement économique. Le Wobélé Festival n’est donc pas seulement une scène de spectacle ; il est pensé comme un projet structurant qui entend donner à Tafiré un rayonnement national.
La cérémonie officielle, organisée samedi 16 août 2025 et présidée par le ministre de la Transition numérique et de la Digitalisation, Ibrahim Kalil Konaté, a été l’occasion de souligner l’importance de la culture comme facteur de rapprochement entre les peuples. Le maire de Tafiré, Coulibaly Sounkalo dit Charles Sanga, a, pour sa part, insisté sur le rôle du festival dans la consolidation de la paix et du vivre-ensemble dans une région au carrefour de plusieurs communautés.
Moment phare de cette 4ème édition : le concert géant de Sidiki Diabaté, qui a littéralement enflammé les festivaliers, confirmant la capacité du Wobélé à attirer des têtes d’affiche et à drainer un public diversifié. Les stands gastronomiques, les expositions artisanales et les prestations de troupes traditionnelles ainsi que la visite du site de la roche Yéliman de Sépikaha, les contes et compétitions sportives ont également mis en avant la vitalité culturelle locale.
Mais au-delà du spectacle, une analyse s’impose : le Wobélé Festival est en train de s’ancrer dans l’agenda national comme une vitrine culturelle et économique, depuis 2020, et ce, au fil des éditions. Les retombées sur l’hôtellerie, le commerce et les services à Tafiré témoignent déjà d’un impact direct sur l’économie locale. À long terme, le défi sera de consolider cette dynamique pour faire du festival non seulement un rendez-vous festif, mais aussi un instrument de développement territorial.
Une projection vers l’avenir
Si la régularité et la qualité de l’organisation se maintiennent, le Wobélé Festival pourrait, dans cinq à 10 ans, rejoindre le cercle des grands événements culturels ivoiriens aux côtés de l’Abissa de Grand-Bassam, du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA) d’Abidjan, des Nuits atypiques de Koudougou (NAK) ou encore du Popo carnaval de Bonoua. Sa particularité résidera dans son ancrage régional fort, avec une identité propre qui conjugue modernité musicale et authenticité culturelle.
Dans cette perspective, le Wobélé festival pourrait devenir une marque territoriale pour le Hambol, attirant touristes, chercheurs en patrimoine et investisseurs culturels. Avec l’appui des collectivités, du secteur privé et des partenaires institutionnels, Tafiré pourrait se positionner comme un pôle culturel incontournable du Centre-nord, où chaque édition du Wobélé Festival servirait de catalyseur à la fois économique, artistique, sportif et social.
En 2025, le Wobélé Festival a confirmé qu’il est bien plus qu’une fête : il est devenu un symbole d’identité, d’ouverture et d’espérance pour toute la région du Hambol, avec un avenir qui s’annonce prometteur.
(AIP)
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