Abidjan, 31 jan 2026 (AIP) – Contrairement aux rumeurs persistantes et aux informations approximatives relayées sur les réseaux sociaux, la convention liant l’État de Côte d’Ivoire à la Roots Willd Foundation (RWF) est non seulement valide, mais elle progresse de manière satisfaisante sur le terrain, dans cette forêt qui avait été détruite à près de 97 %.
C’est ce qu’a tenu à rappeler le colonel-major Dogui Aboa, conseiller technique du ministre des Eaux et Forêts et coordonnateur en charge des conventions.
Face aux polémiques infondées, l’officier supérieur a été catégorique : « L’opérateur accomplit un excellent travail sur le terrain ». Une précision importante, à l’heure où certains discours tendent à jeter le doute sur la crédibilité et la légitimité du projet agroforestier et écotouristique de Monogaga, dans la région de San Pedro.
L’un des points de crispation majeurs concerne une supposée opération foncière sur le site. Là encore, les autorités sont formelles : il n’existe aucune opération foncière et il ne peut y en avoir dans cette forêt classée devenue agro-forêt. Toute personne désireuse de vérifier peut se rendre sur le terrain et constater les faits.
Les activités déjà visibles témoignent de l’avancée du projet : reboisement engagé, ouverture et reprofilage des pistes, mise en place d’un dispositif de surveillance, et actions concrètes de développement local.
« Nous ne sommes pas encore à la phase de l’écotourisme. Nous préparons le terrain pour engager ce projet dans les règles de l’art », a précisé le coordonnateur.
Un autre amalgame largement relayé concerne la somme de 11 millions FCFA. Contrairement à ce qui a été avancé, ce montant ne correspond en aucun cas à une redevance d’écotourisme. Il s’agit plutôt de frais de location du sol, intégralement versés dans les caisses de l’État ivoirien.
Le volet écotouristique, quant à lui, est porté par le ministère du Tourisme, avec pour ambition de faire de Monogaga une destination écotouristique internationale de premier plan, une fois le projet arrivé à maturité.
Plusieurs emplois en perspective
À terme, ce programme générera des centaines d’emplois directs, en priorité pour les jeunes et les femmes du Bas-Sassandra, transformant ainsi une menace écologique en opportunité économique durable.
Contrairement aux allégations faisant état d’une « convention fantôme » signée tardivement ou dans la discrétion en 2024, la réalité est toute autre. Une convention tripartite, impliquant le ministère des Eaux et Forêts, le ministère du Tourisme et la Roots Willd Foundation, a été signée le 7 juin 2023.
Loin d’un arrangement hâtif, ce contrat est l’aboutissement d’un processus de maturation entamé dès 2021, soit deux années complètes de concertation, d’études et de négociations avant la signature officielle.
Les populations de Monogaga figurent parmi les grandes bénéficiaires du projet. Des infrastructures essentielles sont prévues et certaines déjà engagées, notamment l’adduction d’eau potable, l’électrification, ainsi que la construction de centres de santé et d’écoles au profit des villages autochtones.
Le modèle adopté est stratégique et inclusif : il permet de concilier la protection stricte du couvert forestier avec le maintien d’activités agricoles durables pour les familles riveraines.
Conformément au programme annuel d’activités 2025, déjà validé, les résultats sont palpables : 20 éco-gardes issus des villages riverains recrutés, 13 000 hectares alloués aux populations autochtones, 25 km de pistes reprofilées, 100 000 plants forestiers produits, électrification de certaines localités engagée, et appui social constant.
Au total, plus de 35 milliards de Francs CFA seront investis par la Roots Willd Foundation au cours des dix prochaines années, aussi bien dans l’aménagement durable de la forêt que dans les actions sociales au profit des communautés locales.
(AIP)
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