Daloa, 11 mars 2026 (AIP) – Un panel réunissant un universitaire, une militante d’une organisation de la société civile et un défenseur des droits de l’homme s’est tenu mardi 10 mars 2026 à Daloa, en vue de sensibiliser le public aux objectifs de la Journée internationale des droits des femmes (JIF), dans le cadre de la célébration de cette journée dans la ville.
Organisée par la direction régionale du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, en collaboration avec le Centre régional d’appui à la société civile (CRASC), ce panel a permis de faire l’état des lieux des droits de la femme en Côte d’Ivoire et de relayer l’appel à l’action des Nations unies à lever les obstacles à l’égalité de genre, à la justice sociale et à l’égalité des chances.
Selon le président de la Commission régionale des droits de l’Homme, Katina Touré, l’un des panélistes, l’appel à des actions concrètes pour éliminer les obstacles à l’égalité et promouvoir la justice sociale se reflète dans le thème de l’édition 2026 de la JIF, intitulé : « Droits. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles ».
L’institution de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée le 8 mars de chaque année, vise à interpeller la communauté internationale sur les discriminations et les injustices faites aux femmes, lesquelles entravent leur pleine participation au développement et leur autonomisation, a-t-il indiqué.
Il a par ailleurs relevé que la Côte d’Ivoire a enregistré des avancées notables dans la réduction des inégalités de genre grâce à la mise en place d’un cadre juridique approprié. Toutefois, a-t-il nuancé, des défis demeurent, notamment en raison de pesanteurs socioculturelles et de préjugés historiques qui freinent l’application effective de certaines dispositions légales.
La panéliste militante du Réseau ivoirien pour la défense des droits, Christine Koko épouse Bi, a pour sa part partagé l’expérience de son organisation dans la protection des femmes et leur accompagnement vers l’autonomisation économique.
Selon elle, le renforcement des capacités et la formation constituent des leviers essentiels pour permettre à ces dernières de mieux exploiter leur potentiel et d’accéder progressivement à l’autonomie financière.
L’universitaire, Mamadou Sanogo, troisième intervenant du panel, a fait une communication sur le sous-thème « Femmes, sécurité et développement ». Il a mis en exergue le rôle déterminant des femmes dans la consolidation de la paix et le développement des sociétés, et estimé que leur contribution serait encore plus significative si elles étaient libérées des contraintes auxquelles elles font face.
Le directeur exécutif du CRASC pour la zone Ouest, Mamadou Diallo, s’est félicité de la forte mobilisation des femmes autour de la rencontre et a salué une autre opportunité de les sensibiliser sur leurs droits.
Il a souhaité la multiplication de ce genre de rencontre pour impacter le plus grand nombre de femmes et en inciter davantage à participer et au développement de la société et à intégrer les instances de décision.
(AIP)
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