Tengréla, 28 mars 2026 (AIP)- L’ONG Entente et Développement (E&D) a initié une série de dialogues publics communautaires inter-villages dans les sous-préfectures de Tengréla et de Débété du mardi 24 au jeudi 26 mars 2026 respectivement à Maniasso et à Béniasso.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui au développement rural et à la médiation foncière, avec pour objectif de renforcer la cohésion sociale et prévenir les conflits.
Dans ces zones rurales, la pression démographique, les pratiques agricoles, les mouvements de populations et le manque de mécanismes efficaces de dialogue ont favorisé l’émergence de différends entre agriculteurs, éleveurs et communautés. Les villages de Maniasso et Béniasso, notamment, sont confrontés à des tensions liées à l’accès à la terre, aux limites de parcelles et à la cohabitation entre activités agricoles et pastorales.
Pour répondre à ces défis, deux dialogues publics ont été organisés mardi 24 mars 2026 à Maniasso dans la sous-préfecture de Tengréla et jeudi 26 mars 2026 à Béniasso( Débété). Ces rencontres ont offert un cadre participatif permettant aux populations de partager leurs préoccupations, de renforcer la compréhension mutuelle et de promouvoir les mécanismes locaux de médiation.
L’organisation des dialogues publics communautaires inter-villages de Maniasso et Béniasso a constitué une étape importante dans la promotion de la paix sociale et de la gestion apaisée du foncier rural. Ces cadres d’échange ont permis de renforcer la compréhension mutuelle entre les communautés et de poser les bases d’une résolution durable des conflits fonciers.
Selon le directeur exécutif de l’ONG « Entente et Développement » également chef du projet, Coulibaly Bakary, ces dialogues constituent une étape essentielle vers une gestion apaisée du foncier rural, condition indispensable au développement et à la stabilité sociale dans la région.
Les activités ont comporté des séances de sensibilisation de masse sur la gestion foncière concertée, la présentation du rôle des Comités villageois de gestion foncière rurale (CVGFR), ainsi que l’identification participative des principales sources de conflits. Les échanges ont également porté sur la recherche de solutions locales et l’engagement des communautés en faveur d’une gestion pacifique des terres.
Dans chaque village, le dialogue a réuni environ une centaine de participants, parmi lesquels des chefs de villages, autorités coutumières, leaders communautaires, représentants de femmes et de jeunes, ainsi que des agriculteurs et éleveurs. Cette diversité vise à garantir une approche inclusive, représentative et participative.
À l’issue de ces rencontres, plusieurs résultats ont été obtenus, notamment l’identification claire des préoccupations foncières, le renforcement des mécanismes de médiation locale et l’amélioration des relations entre villages voisins.
(AIP)
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