Zuénoula, 2 mai 2026 (AIP) – Les responsables syndicaux de Zuénoula ont profité de la célébration officielle de la fête du Travail, vendredi 1er mai 2026, dans l’enceinte de la préfecture, pour réaffirmer leurs principales revendications sociales et appeler à un dialogue sincère avec les autorités en vue d’une amélioration durable des conditions de vie et de travail des agents.
La cérémonie, présidée par la préfète du département, Dao Karidja, en présence du député-maire Koné Souleymane, des sous-préfets, directeurs et chefs de service ainsi que des représentants des organisations syndicales, a servi de tribune aux travailleurs pour exposer leurs préoccupations.
Prenant la parole au nom du Syndicat des agents du ministère de l’Intérieur de Côte d’Ivoire (SYNAMICI), la déléguée départementale, Yobouet née Yoh Koguéhi Patricia, a insisté sur plusieurs revendications jugées prioritaires, notamment la prime d’incitation annoncée à plusieurs reprises mais toujours non versée.
Elle a également évoqué la situation des gardes de sous-préfecture, qui attendent encore un véritable profil de carrière, ainsi que celle des agents de maison, déclarés à la CNPS mais toujours sans statut réel, exposés à la précarité et aux renvois sans droits.
« Les agents du ministère de l’Intérieur sont au cœur de la stabilité de l’État, de la sécurité des populations et du fonctionnement de l’administration. Les négliger, c’est fragiliser la République », a-t-elle déclaré, tout en réaffirmant la disponibilité de ses camarades au travail et leur volonté d’obtenir la reconnaissance de leur dignité et de leurs droits.
Au nom de l’intersyndicale locale du ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique (IS-MENA), Tokpa Dedi a salué le climat d’apaisement retrouvé dans le secteur éducatif grâce à l’action préfectorale, avant de rappeler les attentes des enseignants.
Il a plaidé pour l’amélioration des conditions de vie et de travail, notamment l’octroi de la prime réclamée par les enseignants, la protection sociale pour tous et la revalorisation de l’indice salarial.
« L’enseignant est un soldat du développement. Nous luttons pour construire et non pour détruire, pour unir et non pour diviser », a-t-il soutenu, soulignant que ces revendications relèvent du respect du contrat social entre la nation et ceux qui la servent.
Le représentant de la plateforme syndicale Gnagna Zadi, Julien Goly Koffi, a pour sa part mis l’accent sur les préoccupations des travailleurs du secteur privé, notamment la prise en compte du bénéfice de la pension du conjoint survivant, la suppression du SMIG dans certains secteurs et la revalorisation de l’indemnité de transport de 3 000 à 7 000 FCFA.
Il a également insisté sur la reconnaissance effective du statut de centrale syndicale de leur confédération, conformément à l’arrêté n°014 du 07 février 2019, tout en revenant sur les insuffisances constatées dans l’application des différentes trêves sociales.
Selon lui, plusieurs engagements restent encore en suspens, notamment la levée des sanctions liées aux grèves de 2018 à 2022, la révision du nouveau système de pension et la nécessité de préserver la liberté syndicale.
Les syndicats ont toutefois salué les avancées enregistrées au niveau du climat social local, tout en exhortant les autorités à poursuivre les efforts, notamment sur les questions de logement, de foncier, d’électricité et de conditions générales de vie des fonctionnaires.
Tous ont conclu leurs interventions par un appel à l’unité des travailleurs, à la paix sociale et à la poursuite d’un dialogue responsable entre partenaires sociaux, dans l’espoir de voir 2027 marquer davantage de justice sociale et de progrès pour l’ensemble des travailleurs de Zuénoula.
(AIP)
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