Abidjan, 8 mai 2026 (AIP) – La Fondation Friedrich Naumann et le Conseil national des droits de l’homme (Cndh) ont organisé, vendredi 8 mai 2026 à la Rotonde de l’Assemblée nationale à Abidjan, une rencontre d’appropriation des résultats du quatrième cycle de l’Examen périodique universel (EPU) de la Côte d’Ivoire, en présence de députés et de sénateurs, en marge de la 10e session délocalisée de l’Institut international des droits de l’homme (Iidh).
Évalué le 5 novembre 2024 devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, le pays s’est vu adresser 273 recommandations, dont 226 formellement acceptées, dix partiellement et 37 notées. Le rapport final adopté le 24 mars 2025 ouvre désormais la phase de mise en œuvre, et l’objectif de cette rencontre était de favoriser l’implication parlementaire dans le suivi des engagements pris par l’État.
« Le Parlement, en tant qu’organe de contrôle de l’action gouvernementale et autorité législative, joue un rôle de premier plan dans l’application effective de ces recommandations », a soutenu le secrétaire général du Cndh, Hassane Diané, plaidant pour l’identification de réformes législatives nécessaires et la mise en place d’un mécanisme de collaboration entre le Parlement, le gouvernement et le Cndh, avec une veille démocratique associant élus et société civile.
Abondant dans le même sens, le directeur adjoint Afrique de l’Ouest de la Fondation Friedrich Naumann, Daouda Seck, a estimé que l’EPU ne saurait être réduit à un simple exercice diplomatique réservé aux experts. « Le Parlement demeure l’un des acteurs les plus déterminants dans la protection effective des droits et libertés », a-t-il rappelé, soulignant que c’est dans cette enceinte que se votent les lois et s’évalue l’action publique.
Représentant le président de l’Assemblée nationale, Dah Sansan Tilkouété a exhorté les élus à s’approprier pleinement cette phase de mise en œuvre, qualifiant l’EPU d’« opportunité de progrès, levier de transformation et instrument de renforcement de la gouvernance démocratique ». Il a rappelé qu’avec la ratification de l’ensemble des engagements internationaux relatifs aux droits humains depuis 2011, la Côte d’Ivoire est « un bon élève » en la matière, avant d’appeler à renforcer les synergies avec le gouvernement, les institutions nationales des droits de l’homme et la société civile. « Il ne saurait y avoir de progrès durable sans engagement sincère », a-t-il conclu.
(AIP)
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