Abidjan 29 mai 2026 (AIP)- Quelque 16 élèves ont péri, et 79 ont été blessées, dans l’incendie en pleine nuit, d’un dortoir dans un pensionnat de filles à Gilgil, à 120 kilomètres au nord-ouest de Nairobi, au Kenya, selon une annonce faite jeudi 28 mai 2026 par le gouvernement.
« Le feu s’est déclaré à 00 h 45 jeudi (22 h 45 GMT mercredi), au second niveau d’un dortoir de l’école de filles Utumishi », a déclaré à la presse, le ministre de l’éducation kényan, Julius Ogamba.
Selon lui, 808 élèves étaient hébergées dans les locaux de l’établissement au moment de l’incendie. Il n’a pas précisé combien d’élèves dormaient dans le dortoir touché. L’incendie a été éteint à 3 heures. « Parmi les 79 blessés, huit sont toujours hospitalisées», a-t-il précisé, sans révéler la tranche d’âge des victimes.
« L’enquête est en cours, mais les causes de l’incendie n’ont pas été encore identifiées », a affirmé le chef des services d’enquête criminelle, Mohammed Amin. L’enquête dira si l’école respectait les normes de sécurité, tout en appelant les populations à éviter toute « spéculation ».
Selon le ministre de l’intérieur kényan, Kipchumba Murkomen, également sur les lieux, la plupart des élèves de cette école sont des enfants d’agents de la police nationale, La ville de Gilgil abrite une importante garnison de l’armée kényane.
« Nous savons que c’est un moment de forte anxiété, mais je demande à tous d’être patients et d’éviter de spéculer sur les causes de cette tragédie, car cela s’est passé très vite », a-t-il exhorté. Un numéro de téléphone a été mis en place pour permettre aux parents d’obtenir des informations, ont annoncé les autorités.
Au Kenya, beaucoup d’élèves sont en pension, héritage de l’époque des missionnaires et de la colonisation britannique. Le pays a déjà connu de nombreux incendies meurtriers dans les dortoirs de ses établissements scolaires, et plus d’une douzaine ont été recensés depuis 2024.
Ces drames sont causés tantôt par la vétusté des installations, tantôt par les élèves eux-mêmes. En 2016, 117 incendies volontaires avaient touché des établissements d’enseignement secondaire en à peine trois mois, le nombre le plus important d’incendies recensés.
Le ministre de l’Education a affirmé jeudi à Gilgil que ses services avaient fait fermer depuis 2024 environ 350 établissements pour non-respect des normes de sécurité. « Nous continuerons les inspections pour faire en sorte que nos écoles répondent aux normes de sécurité en vigueur » , a-t-il assuré.
(AIP)
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