Touba, 23 déc 2025 (AIP)- Le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières a procédé le lundi 22 décembre 2025, au lancement officiel des travaux agricoles pour la production de soja, de maïs et de blé sur le site de l’ancienne ferme du projet soja, à Mahou-Sokourala, un village situé à 23 kilomètres de Touba, dans la région du Bafing.
La cérémonie, marquant le démarrage effectif du projet, a été présidée par le préfet de la région du Bafing, préfet du département de Touba, Kouakou Yao Dinard, représentant le ministre d’État Kobenan Kouassi Adjoumani.
Elle s’inscrit dans le cadre du Programme national d’investissement agricole de deuxième génération (PNIA II), principal cadre stratégique du gouvernement pour le développement d’une agriculture compétitive, durable et inclusive.
Selon le préfet de région, ce projet est mis en œuvre en partenariat avec la société FADYM AGRI, à la suite de la signature d’un accord-cadre le 23 août 2023. Il vise à renforcer la production agricole locale, à dynamiser les chaînes de valeur par une meilleure intégration de la transformation post-récolte, à contribuer à l’autosuffisance alimentaire et à réduire la pauvreté en milieu rural, tout en créant des opportunités économiques pour les jeunes et les femmes.
Le directeur général adjoint de FADYM AGRI, représentant le directeur général Adama Fadiga, a indiqué que le projet exploitera plus de 1 000 hectares pour les cultures de soja, de maïs et de blé. Le futur pôle agro-industriel de Mahou-Sokourala intégrera des innovations telles que l’irrigation solaire et la mécanisation agricole.
« Nous visons une production annuelle de 10 000 tonnes. Le projet générera des emplois, notamment pour les tractoristes, machinistes et mécaniciens, au profit des jeunes et des populations locales », a-t-il précisé, ajoutant que la production de la pomme de terre et l’élevage de poulets sont également prévus.
Toutes les productions agricoles seront rachetées par FADYM AGRI, dans le respect des normes environnementales, avec l’utilisation de la biomasse dans les champs. Le coût global du projet est estimé à huit milliards de francs CFA.
Les populations de Mahou-Sokourala, à travers leurs représentants, ont salué l’initiative, qu’elles considèrent comme un levier majeur pour la relance du développement agricole local. Selon le préfet de région, le projet sera progressivement étendu à l’ensemble des départements de la région du Bafing.
(AIP)
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