Guibéroua, 04 juin 2026 (AIP) – La commune de Guibéroua fait face à une recrudescence du phénomène des tricycles de transport, communément appelés « Saloni », dont la prolifération suscite de nombreuses préoccupations en matière de sécurité routière et d’organisation du transport urbain.
Selon des observations faites par l’AIP, ces engins sont devenus au fil des années un moyen de déplacement incontournable pour les populations, dans une ville dont l’expansion démographique s’est accélérée à la suite des mouvements de populations enregistrés après la crise postélectorale de 2011.
L’extension progressive de la commune a accru les besoins de mobilité des habitants. Dans ce contexte, les tricycles se sont imposés comme une solution de transport de proximité. Toutefois, leur multiplication s’accompagne de difficultés, notamment en raison du non-respect fréquent du code de la route et de l’implication de conducteurs parfois très jeunes dans l’activité.
Des habitants déplorent la récurrence des accidents de circulation impliquant ces engins, particulièrement lors des jours de grande affluence.
Interrogé par l’AIP, le responsable local du secteur des transports, Abou Fofana, a indiqué que 203 tricycles étaient officiellement enregistrés dans la commune. Il a souligné la complexité de la situation, estimant que ces véhicules répondent à un besoin réel des populations tout en posant des défis en matière de régulation.
« La question est délicate. Ces tricycles rendent d’importants services aux usagers. Une interdiction totale pourrait avoir des conséquences sociales, notamment en matière d’emploi pour les jeunes qui exercent cette activité », a-t-il expliqué. Selon lui, les forces de l’ordre privilégient une approche progressive afin de concilier les impératifs de sécurité routière.
(AIP)
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