Dimbokro, 30 mai 2026 (AIP) – La production agro-écologique de nouvelles variétés de manioc a été saluée par des membres des Champs école paysans (CEP) et des habitants de Fétéassou et de Nofou, lors de journées portes ouvertes qui se sont déroulées respectivement le jeudi 28 et le vendredi 29 mai 2026 dans ces deux villages du département de Dimbokro qui font partie des localités bénéficiaires du Projet de renforcement des moyens de subsistance des petits exploitants et des femmes, le PREMOPEF.
Les techniques agro-écologiques sont la fertilisation des sols par l’apport d’engrais organiques, à défaut de moyens financiers, par le semis de l’arachide ou du haricot en intercalaire avec la culture du manioc. Elles consistent également à mettre en place une jachère de courte durée, à pailler les sols pour conserver l’humidité, ainsi qu’à planter des boutures par la technique de la corde et du rayonnage.
Elles ont permis, en dehors de la variété traditionnelle d’un rendement de 20 tonnes à l’hectare, d’expérimenter, sous la houlette des techniciens du Centre suisse de recherche scientifique (CSRS), la variété « Ampong » d’un rendement de 60 tonnes à l’hectare, la variété « Olékanga » qui donne 50 tonnes à l’hectare, la variété « Sika » qui produit 33 tonnes à l’hectare et la variété « Yavo » d’un rendement de 30 tonnes à l’hectare. Ce, à la grande satisfaction des producteurs et de visiteurs venus prendre part aux journées portes ouvertes.
« En moins d’un an, on a du manioc qui produit plus que ce qu’on faisait avant où on devait attendre entre un an et demi ou deux ans pour récolter. On est content parce qu’on va avoir plus d’argent dans un temps réduit », s’est exprimé le membre du CEP de Fétéassou, Kouakou Kouamé Ignace.
Pour Yeboua Kouamé Sylvain, membre du champ école paysan de Nofou, les techniques agro-écologiques promues dans le cadre du PREMOPEF augurent de « lendemains plus que meilleurs » pour les populations.
Cette satisfaction est partagée par les visiteurs qui ont promis de s’impliquer dorénavant dans les activités relatives au manioc, surtout que des débouchés sont en train d’être mis en place, toujours dans le contexte dudit projet, pour écouler les différentes productions.
Financé conjointement par le programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire et la Banque africaine de développement (BAD), le PREMOPEF, d’une enveloppe de 9,87 milliards de francs CFA, vise, outre la production à grande échelle du manioc et de l’igname, à améliorer les conditions de travail et de vie de 60 000 exploitants agricoles de la région du N’Zi, entre autres, en réhabilitant huit mini-barrages, en aménageant 100 hectares de périmètres maraichers dont 50% sont exploités par des femmes, en sécurisant le foncier à hauteur de 100 hectares de périmètres maraichers, en assurant la couverture vaccinale de 50% de la volaille traditionnelle et en réhabilitant 18 kilomètres de pistes.
En dehors de ces deux localités, ces journées portes ouvertes étaient organisées dans huit autres villages, à savoir, Booré, Kangrassou Alluibo, Bendekro, Adaou, Kouadio Konankro, Adjoumanikro, Djangokro et Trianikro.
(AIP)
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