Abidjan, 04 juin 2026 (AIP)-Le ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, chargé des Productions vivrières, Bernard Kini Comoé, a présenté les opportunités d’investissement offertes par la filière rizicole ivoirienne lors d’une table ronde consacrée au financement du riz en Afrique de l’Ouest, tenue mardi 2 juin 2026 à Accra, au Ghana, sous l’égide de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
S’exprimant devant des bailleurs de fonds, des investisseurs et des acteurs majeurs de la chaîne de valeur rizicole de la sous-région, M. Comoé a mis en lumière les importantes perspectives qu’offre le secteur rizicole en Côte d’Ivoire. Il a rappelé qu’avec une consommation nationale estimée à 2,4 millions de tonnes de riz par an, pour une production locale d’environ 1,2 million de tonnes, le pays ne couvre encore qu’une partie de ses besoins et demeure fortement tributaire des importations.
Selon le ministre ivoirien, cette dépendance représente une charge financière annuelle d’environ 600 milliards de francs CFA, que les autorités entendent réduire de manière substantielle à travers un ambitieux programme visant l’atteinte de l’autosuffisance rizicole dans un délai de deux ans.
Pour concrétiser cette ambition, le gouvernement mise sur une participation accrue du secteur privé, notamment dans les domaines de l’aménagement hydroagricole, de la production semencière, de la transformation industrielle et de la commercialisation du riz.
Une feuille de route structurée autour de six axes stratégiques a été présentée, visant à améliorer la compétitivité de la filière rizicole à travers la réduction des coûts de production, la modernisation des unités de transformation et le renforcement des infrastructures logistiques.
Elle prévoit également la levée des obstacles au commerce intracommunautaire, la promotion de la consommation du riz local et la mobilisation accrue du secteur privé autour des opportunités offertes par la filière, notamment dans une logique d’économie circulaire.

M. Comoé a lancé un appel aux investisseurs et partenaires financiers présents à Accra afin d’accompagner la transformation du secteur rizicole ivoirien, mettant en avant les nombreux atouts du pays, notamment l’abondance des terres cultivables, la disponibilité des ressources en eau, le dynamisme des producteurs, la stabilité du cadre institutionnel et la forte volonté politique des autorités.
Au-delà du cas ivoirien, les échanges ont mis en lumière les défis communs auxquels font face les pays de la sous-région en matière de sécurité alimentaire et de développement agricole, tandis que les recommandations issues de la rencontre d’Accra devraient alimenter les réflexions en cours sur le Pacte régional d’investissement pour le riz, en cours d’élaboration sous l’impulsion de la CEDEAO.
(AIP)
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