Abidjan, 04 juin 2026 (AIP) – La Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) affiche une santé financière solide grâce aux réformes engagées depuis 2012, permettant à la fois l’amélioration des pensions de retraite, la modernisation des services et l’extension de la couverture sociale aux travailleurs du secteur informel.
Ces avancées ont été présentées mardi 2 juin 2026 à Abidjan par la directrice de la qualité, des études et de l’organisation de la CNPS, Mme Tavares née Touré Priscilla, lors de la cérémonie d’ouverture des Journées vieillesse. Elle animait une leçon inaugurale sur le thème « Parlons retraite autrement : innovations, droits et expérience assurés ».
Selon Mme Tavares, la diversification des investissements de la CNPS dans les secteurs de la finance, de l’industrie, de l’hôtellerie, de l’agriculture et des transports a permis de sécuriser les ressources de l’institution tout en contribuant au développement économique du pays.
Cette stratégie a valu à la CNPS plusieurs distinctions, dont le prix du meilleur investisseur institutionnel de l’espace UEMOA décerné par la BRVM en 2021 et 2022. L’institution bénéficie également de la note financière maximale Triple A (AAA), gage de sa fiabilité auprès de ses partenaires.
Les performances enregistrées ont eu des retombées directes sur les retraités, avec plusieurs revalorisations des pensions destinées à préserver leur pouvoir d’achat. Après des augmentations successives de 8% et 5%, une hausse de 10% a été accordée en 2025. Ainsi, une pension de 400 000 FCFA avant les réformes atteint aujourd’hui 606 000 FCFA. La pension moyenne mensuelle est passée de 89 000 FCFA en 2012 à environ 160 000 FCFA actuellement.
Mme Tavares a également souligné les progrès réalisés dans la transformation numérique de l’institution. Plus d’un million de travailleurs salariés étaient déclarés en 2023 et plus de 90 % des employeurs effectuent désormais leurs démarches en ligne. Cette digitalisation a permis de collecter plus de 294 milliards de FCFA via un réseau de 14 banques partenaires et de réduire considérablement les délais de traitement des dossiers.
Elle a, par ailleurs, mis en avant le Régime social des travailleurs indépendants (RSTI), destiné aux commerçants, artisans, agriculteurs, transporteurs et professions libérales. Accessible à partir d’une cotisation mensuelle de 3 600 FCFA, ce dispositif intègre notamment le paiement par Mobile Money et la portabilité des droits pour les Ivoiriens vivant à l’étranger.
Pour la responsable, le RSTI constitue un levier important pour la formalisation de l’économie et l’atteinte de la couverture sociale universelle en Côte d’Ivoire.
(AIP)
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