Tortiya, 04 juin 2026 (AIP)–Le Gouvernement ivoirien, à travers le Conseil du coton, de l’anacarde et du karité (CCAK), a organisé mercredi 3 juin 2026 à Tortiya, dans le département de Niakara, une opération de vente groupée de noix brutes de cajou, soigneusement séchées et triées, destinée qui a permis l’écoulement de 40 tonnes de producteurs, au prix bord champ de 400 FCFA le kilogramme.
L’opération, supervisée par l’agent relais du CCAK à Tortiya, Soro Zié Issa, représentant le délégué régional du Hambol, Issouf Konaté, a été réalisée en collaboration avec la Société coopérative simplifiée (SCOOPS) Hêrê B de Tortiya, présidée par l’opérateur agricole Abou Bakary dit Beker.
La séance, la première phase de série d’opérations de vente, s’est déroulée en présence du représentant de l’Organisation interprofessionnelle de l’anacarde (OIA), Yéo Adama, venu encourager les producteurs à privilégier la qualité afin de renforcer la compétitivité de la filière ivoirienne.
Les producteurs ont salué cette initiative qui intervient dans un contexte où plusieurs d’entre eux éprouvaient des difficultés à trouver des acheteurs pour leurs récoltes.
« Nous étions vraiment inquiets parce que les noix s’accumulaient dans nos magasins et nous ne savions plus comment les vendre. Grâce à cette vente groupée, nous avons pu écouler une partie importante de notre production dans la transparence et au prix fixé. Cela nous redonne confiance et nous encourage à poursuivre nos efforts pour produire des noix de qualité », a confié Yéo Ibrahim, 52 ans, producteur d’anacarde et habitant du quartier Kouadio Koné de Tortiya.
Pour les responsables locaux de la filière, dont l’agent relais du CCAK à Tortiya, Soro Zié Issa, cette opération constitue une étape importante dans l’organisation du marché de l’anacarde et surtout dans l’accompagnement des producteurs locaux. Elle s’inscrit dans la politique nationale visant à assurer une meilleure commercialisation des noix de cajou tout en mettant un accent particulier sur la qualité du produit, un facteur essentiel pour le développement durable de la filière en Côte d’Ivoire.
La vente groupée a pour but d’écouler la production locale et à améliorer les revenus des producteurs, explique-t-on.
(AIP)
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