Bondoukou, 08 nov 2026 (AIP)- Trois sites d’orpaillage illégal recolonisés ont été démantelés et 10 motopompes enfouies dans le sol ont été déterrées et détruits à Dablakrou, dans la sous-préfecture de Tagadi, lors d’une opération menée par la gendarmerie sur instruction du préfet de la région du Gontougo, préfet du département de Bondoukou, Kouadio Gbongbo André.
L’intervention a également permis, jeudi 5 novembre 2026, de détruire plusieurs habitations de fortune servant de logements aux occupants des sites, ainsi que des installations abritant des activités de prostitution et des commerces liés à l’orpaillage clandestin.
Cette opération s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la reprise des activités d’orpaillage illégal dans cette zone frontalière avec le Ghana. Elle vise à empêcher la réinstallation des exploitants clandestins sur des sites précédemment déguerpis.
La mission, conduite par le secrétaire général 1 de la préfecture, Loan Constant, représentant le préfet, et le commandant de l’escadron de gendarmerie, a quitté Bondoukou pour rejoindre Dablakrou, après un parcours d’environ 136 kilomètres. Aucune arrestation n’a été enregistrée au cours de l’intervention, les occupants ayant probablement été informés à l’avance de l’arrivée des forces de sécurité.
Dablakrou, également appelé Dagbolokrou, est un campement rattaché à la sous-préfecture de Tagadi, située à 116 kilomètres de Bondoukou. À environ 20 kilomètres à l’est de Tagadi, cette localité s’étend jusqu’aux terres voisines du Ghana, la frontière ivoiro-ghanéenne la traversant.

Sa position géographique en fait un espace de passage et d’installation de populations de diverses nationalités, notamment ivoiriennes et ghanéennes. Attirés par les activités liées à l’exploitation de l’or, des agriculteurs, des éleveurs et différents opérateurs économiques s’y sont progressivement établis.
S’étendant sur environ deux kilomètres carrés, le campement est constitué essentiellement de baraques de fortune. Il abrite également des commerces, des logements et diverses activités économiques, notamment un important foyer de prostitution.
Cette concentration d’activités et d’installations constitue un environnement favorable à la reprise de l’orpaillage clandestin après le passage des forces de sécurité. Elle souligne la nécessité d’accompagner les opérations de démantèlement par des mesures de surveillance et de sécurisation durables pour prévenir toute nouvelle recolonisation des sites.
(AIP)
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