Abidjan, 05 nov 2026 (AIP) – Le directeur de cabinet du vice-président de la République, Emmanuel Ahoutou Koffi, a appelé, jeudi 5 novembre 2026, à une accélération de l’exécution des projets financés ou cofinancés par les Partenaires techniques et financiers (PTF), afin de traduire les engagements financiers en réalisations concrètes au bénéfice des populations.
Il s’exprimait à l’ouverture de la deuxième Revue conjointe du portefeuille des projets financés par les PTF, organisée les 5 et 6 novembre au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, à Cocody, sous l’égide du vice-président de la République, Tiémoko Meyliet Koné.
Au nom du vice-président, M. Ahoutou a salué l’accompagnement constant des partenaires au développement, notamment leur mobilisation lors du Groupe consultatif pour le financement du Plan national de développement (PND) 2026-2030, organisé les 8 et 9 juillet, qui a permis d’obtenir des engagements financiers d’une ampleur inédite.
Il a toutefois souligné que ces engagements doivent désormais se traduire par une mise en œuvre efficace des projets, à travers une mobilisation diligente des ressources, le respect des délais d’exécution et une meilleure coordination des différents acteurs.
« Il nous revient, ensemble, de veiller à ce que les procédures facilitent la mise à disposition des ressources en temps utile et la réalisation des projets dans les délais prévus », a-t-il déclaré.
Pour le directeur de Cabinet, cette deuxième revue doit notamment permettre d’évaluer les suites données aux recommandations de la première édition, d’apprécier les progrès accomplis et de trouver des réponses aux difficultés persistantes dans l’exécution des projets.
À cet effet, il a défini quatre priorités majeures : l’accélération de la mise en œuvre des projets et programmes, l’amélioration de la performance globale des portefeuilles, le renforcement de la coordination et du dialogue entre les parties prenantes ainsi que le suivi effectif des recommandations issues des travaux.
Concernant la première priorité, il a insisté sur la nécessité de traiter les difficultés liées à la préparation des projets, à la passation des marchés, à la mobilisation des ressources de contrepartie, aux procédures de décaissement et à la coordination des acteurs.
Il a invité les participants à passer d’une logique de simple constat à une démarche résolument orientée vers la résolution des problèmes, avec des responsabilités clairement définies et un suivi rigoureux des engagements.
Abordant la performance des portefeuilles, Ahoutou Koffi a estimé que leur qualité ne doit pas être appréciée uniquement à travers les montants engagés ou décaissés, mais également au regard des réalisations effectives, de la qualité des investissements et des retombées pour les populations.
Il a, dans ce sens, préconisé le renforcement des mécanismes de suivi-évaluation, l’amélioration de la fiabilité des données et la promotion d’une gestion axée sur les résultats.
S’agissant de la coordination, il a appelé les administrations publiques, les structures de mise en œuvre et les partenaires techniques et financiers à renforcer leur collaboration et à mieux aligner leurs interventions sur les priorités nationales définies dans le PND 2026-2030.
Il a également insisté sur l’importance d’un suivi rigoureux des recommandations de la revue, lesquelles devront être précises, réalistes et assorties de responsabilités clairement établies et de calendriers d’exécution.
S’adressant particulièrement aux préfets présents, le directeur de cabinet les a invités à assurer un suivi rapproché des projets dans leurs ressorts territoriaux, en tenant à jour les informations relatives à leur calendrier d’exécution, à leurs sources de financement, aux structures responsables de leur mise en œuvre et à leurs niveaux d’avancement et de décaissement.
Il a salué, à cet égard, les initiatives de suivi local déjà mises en place dans certaines régions, notamment dans le Tonkpi, le Poro, le Bounkani et le département de Tengrela, souhaitant que les enseignements tirés de ces expériences permettent d’envisager leur généralisation progressive à l’ensemble du territoire.
Pour Emmanuel Ahoutou Koffi, la réussite des projets repose sur une responsabilité partagée, une bonne circulation de l’information et la volonté de tous les acteurs de résoudre les difficultés dans un esprit de concertation.
Il a souhaité que cette deuxième revue débouche sur des conclusions précises, des recommandations directement applicables, des mesures correctives convenues et un dispositif permettant d’en suivre l’exécution, tout en favorisant le partage des bonnes pratiques entre les partenaires.
Environ 200 participants, issus des institutions nationales et internationales, des administrations publiques, des structures de coordination des projets et des principaux partenaires techniques et financiers prennent part à cette rencontre de deux jours.
(AIP)
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