Abidjan, 23 juil 2026 (AIP) – Le représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en Côte d’Ivoire, Joseph Nyemah, a plaidé, jeudi 23 juillet 2026 à Grand-Bassam, pour la mise en place de mécanismes de financement mieux adaptés aux réalités du secteur vivrier, estimant qu’ils constituent un levier essentiel pour renforcer la sécurité alimentaire, la résilience des producteurs et la transformation durable des économies rurales.
Intervenant lors de l’ouverture de l’atelier de réflexion sur le financement du secteur vivrier, organisé sur le thème « Financer le vivrier : adapter les produits, partager les risques, construire des opérations », M. Nyemah a souligné que, malgré son rôle stratégique dans l’alimentation des populations et la création d’emplois, le secteur vivrier demeure insuffisamment financé.
Il a indiqué qu’environ 5 % de petits producteurs ruraux ont aujourd’hui accès au crédit, une situation qui freine les investissements productifs, limite la modernisation des exploitations et compromet le développement des chaînes de valeur agricoles, a indiqué le représentant de la FAO, avant d’ajouter que la réponse doit s’appuyer sur une approche globale intégrant les services de conseil agricole, l’accès aux intrants, aux infrastructures de stockage, aux marchés ainsi qu’à des dispositifs performants de gestion des risques.
Joseph Nyemah a également préconisé le développement de produits financiers adaptés aux cycles de production et aux spécificités des différentes filières, tout en prenant en compte les besoins des femmes, des jeunes, des coopératives et des petites et moyennes entreprises rurales.
Il a, par ailleurs, insisté sur le renforcement des mécanismes de partage des risques, notamment à travers les garanties de crédit, l’assurance agricole, le warrantage, les contrats d’achat sécurisés et les solutions numériques, afin de favoriser un engagement plus important des établissements financiers en faveur du secteur vivrier.
Selon le fonctionnaire onusien, cette dynamique doit déboucher sur la mise en œuvre de projets pilotes, le développement de chaînes de valeur prioritaires et la constitution d’un portefeuille de projets bancables, en cohérence avec le Programme national d’investissement agricole de troisième génération (PNIA III), AgriConnect et les autres initiatives nationales.
« Investir dans le vivrier, c’est investir dans la sécurité alimentaire, la résilience des producteurs et le développement durable de nos territoires ruraux », a conclu le représentant de la FAO.
(AIP)
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