Abidjan, 28 oct 2026 (AIP)-La présidente du Sénat de Côte d’Ivoire, Kandia Camara, a échangé, mercredi 28 octobre 2026, avec le président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), Fodjo Kadjo Abo, lors d’une visite de courtoisie à la permanence de l’institution, à Cocody, en vue de renforcer les relations entre les deux institutions et de contribuer au bon fonctionnement de l’État.
M.Kadjo Abo a expliqué que cette visite s’inscrit dans une double démarche de courtoisie et d’échanges avec son aînée, la présidente du Sénat, dans un esprit de respect mutuel, de fraternité et de collaboration institutionnelle.
Il a rappelé que le président de la République lui a fait l’honneur, le 23 septembre 2026, de lui confier les rênes du Conseil supérieur de la magistrature, une nomination qui lui a permis d’intégrer le cercle des responsables des institutions de la République.
Le président du CSM a relevé qu’en Afrique, il est d’usage d’aller à la rencontre des membres d’une communauté que l’on intègre, particulièrement lorsque l’on est appelé à cohabiter et à travailler avec eux. Il a précisé que cette visite lui a également permis d’avoir des échanges particulièrement fructueux avec la présidente du Sénat.
« Ensemble, nous sommes dépositaires de trois piliers essentiels de la Nation. C’est grâce à la qualité de notre collaboration et à la complémentarité de nos actions que notre pays pourra préserver son équilibre et poursuivre résolument sa marche vers le progrès », a-t-il déclaré.
Au-delà de son caractère protocolaire, cette rencontre a permis de mettre en évidence l’importance du dialogue entre les institutions de la République, dont les missions, bien que distinctes, concourent à la stabilité de l’État et à la consolidation de la démocratie.
Le Sénat, en tant que chambre haute du Parlement, participe à l’élaboration de la loi et au contrôle de l’action gouvernementale, tandis que le Conseil supérieur de la magistrature intervient dans les questions relatives à l’organisation et à l’indépendance de la magistrature, conformément aux dispositions constitutionnelles et légales en vigueur.

Dans cette perspective, la concertation entre les responsables de ces deux institutions peut contribuer à une meilleure compréhension de leurs missions respectives, au respect de leurs prérogatives et au renforcement des principes de séparation des pouvoirs, d’indépendance de la justice et de bonne gouvernance. Une telle coopération institutionnelle, fondée sur le respect des textes et l’autonomie de chaque organe, constitue un levier essentiel pour consolider la confiance des citoyens dans les institutions publiques.
La qualité du dialogue entre les institutions apparaît ainsi comme un facteur important de stabilité et de cohésion nationale. En favorisant les échanges, le partage des préoccupations institutionnelles et une meilleure connaissance des responsabilités de chacun, les dirigeants publics contribuent à créer les conditions nécessaires à une gouvernance équilibrée, à la sécurité juridique et à un environnement favorable au développement économique et social.
(AIP)
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