Abidjan, 05 nov 2026 (AIP) – La présidente de l’association Miyébiè, qui regroupe des femmes de la communauté N’zima Kôtôkô de Côte d’Ivoire, Coffi Joséphine épouse Adou, a appelé à Grand-Bassam à un retour aux sources, en vue de préserver et de transmettre aux jeunes générations la langue, les traditions et les valeurs culturelles de ce peuple.
« Retour aux sources, c’est se souvenir que nous sommes les filles d’un grand royaume. C’est réapprendre à nos filles et à nos enfants à porter le pagne avec fierté, à parler notre langue sans complexe et à respecter nos valeurs de solidarité et de dignité », a déclaré Mme Adou, mercredi 4 novembre 2026 à Grand – Bassam, lors du lancement des activités marquant les 10 ans d’existence de l’association, placées sous le thème « Pour un retour aux sources ».
Organisée dans le cadre de la Journée de la femme de l’Abissa, cette cérémonie a été l’occasion pour la présidente de rappeler que le retour aux sources ne signifie pas vivre dans le passé, mais plutôt s’inspirer de l’héritage des ancêtres pour construire l’avenir.
« Tu peux aller loin, mais sache d’où tu viens », a-t-elle notamment lancé à l’endroit de la jeunesse, soulignant l’importance de la transmission des repères culturels et identitaires.
Au cours de ses 10 années d’existence, l’organisation a mené plusieurs actions sociales et éducatives au profit des femmes, des enfants et des personnes âgées. Elle a notamment organisé des visites aux personnes du troisième âge, distribué des kits scolaires à des élèves de cinq établissements primaires publics et privés de Grand-Bassam, permettant à environ 600 enfants d’en bénéficier, et apporté son soutien à des familles victimes de sinistres et d’inondations.

Sur le plan culturel, l’association s’appuie sur les femmes maîtrisant mieux la langue Nzima pour accompagner celles qui éprouvent des difficultés à la parler ou à la comprendre. Des formations sont également organisées afin de renforcer la connaissance des valeurs et des pratiques culturelles de la communauté.
L’association entend, par ailleurs, renforcer l’autonomisation économique des femmes à travers la mise en place d’Activités génératrices de revenus (AGR), ainsi que le développement d’initiatives communautaires, notamment un projet de salubrité dans la ville de Grand-Bassam.
« Nous étions quelques femmes désireuses de revenir aux sources. Dix ans après, nous sommes devenues une famille », s’est réjouie Adou Coffie Joséphine, estimant que l’engagement de Miyébiè a contribué à susciter la création d’autres associations désireuses de valoriser l’identité culturelle Nzima.
A travers le lancement de ce nouveau cycle d’activités, Miyébiè prévoit de poursuivre ses initiatives en faveur des femmes, des enfants et de la préservation du patrimoine culturel. Les festivités du dixième anniversaire culmineront avec une célébration annoncée pour le 6 février 2027.
Créée le 23 juillet 2016, l’association Miyébiè œuvre à la promotion de la culture N’zima, notamment à travers l’apprentissage de la langue, la connaissance des us et coutumes, la solidarité et l’entraide entre les femmes.
La présidente a exprimé sa gratitude à la chefferie traditionnelle pour son accompagnement et sa bénédiction, réaffirmant l’engagement de l’association à contribuer au rayonnement de la culture Nzima.
Les membres de l’association ont participé dans l’après midi à la journée d’Abissa de la reine mère.
(AIP)
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