Abidjan, 16 sept 2026 (AIP) – Des députés et sénateurs ont été sensibilisés, mercredi 16 septembre 2026 à Abidjan, aux enjeux liés au développement du biodigesteur et à l’importance de la ratification par la Côte d’Ivoire de la convention de l’Alliance pour le biodigesteur en Afrique de l’Ouest et du Centre (AB-AOC).
Organisé à l’hôtel Palm Club de Cocody par la direction des productions animales (DPA) du ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH), en collaboration avec l’AB-AOC, cet atelier s’inscrit dans le cadre du « Mois du biodigesteur 2026 », consacré à la promotion de cette technologie en Côte d’Ivoire.
Selon la sous-directrice de la promotion des élevages et point focal de l’AB-AOC en Côte d’Ivoire, Silué Minata, la rencontre vise à améliorer la connaissance des parlementaires sur le biodigesteur, ses avantages socio-économiques et environnementaux, ainsi qu’à renforcer le plaidoyer en faveur de la ratification de la convention de l’Alliance.

Le biodigesteur permet de valoriser les déchets organiques par la production de biogaz et de fertilisants organiques. Cette technologie contribue notamment à l’accès à une énergie propre, à la gestion durable des déchets, à la fertilisation des sols et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
La responsable de la communication de l’AB-AOC, Deita Sylvie Yaméogo, a rappelé que la Côte d’Ivoire a signé la convention portant création de l’Alliance, mais ne l’a pas encore ratifiée. Elle a appelé les parlementaires à accompagner le processus afin de permettre au pays de participer pleinement aux mécanismes et aux opportunités de coopération de l’organisation.
« Tout est dans vos mains », a-t-elle déclaré à l’endroit des députés et sénateurs, soulignant leur rôle dans l’adoption du cadre légal nécessaire à la ratification.
La convention de l’AB-AOC regroupe actuellement huit pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, dont le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo, selon les présentations faites au cours de l’atelier.
Le directeur des productions animales et administrateur de l’AB-AOC en Côte d’Ivoire, Dr Tré Bi Christian, a expliqué que cette activité constitue également une occasion de renforcer le portage institutionnel et la mobilisation des différentes parties prenantes autour de la promotion du biodigesteur.
Présidés par le conseiller technique en charge des productions animales au MIRAH, Dr Dagnogo Komissiri, en présence du secrétaire exécutif de l’AB-AOC, Dr Mourima Maï Moussa, la séance a porté notamment sur les applications de la technologie dans les ménages et les exploitations agricoles, ses impacts sur l’environnement et la santé, ainsi que les perspectives liées à son développement en Côte d’Ivoire.
Les travaux se déroulent sur trois jours, avec des visites de terrain prévues.
(AIP)
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