Songon, 17 août 2025 (AIP) – Tout élevage de porc repris sans autorisation préalable sera considéré comme clandestin et fera l’objet de sanctions administratives, conformément à la réglementation en vigueur, a averti le directeur des services vétérinaires et du bien-être animal, Dr Kallo Vessaly.
Cet avertissement a été lancé le jeudi 14 août 2025 lors d’une rencontre de sensibilisation des acteurs de la filière porcine à Songon, sur le respect des mesures de biosécurité après l’épizootie de peste porcine africaine.
La Côte d’Ivoire a récemment enregistré plusieurs foyers de cette maladie, entraînant l’abattage de milliers de porcs et des pertes financières considérables pour les éleveurs. Pour contenir l’épidémie, les autorités ont instauré l’interdiction temporaire de l’élevage dans les zones touchées et renforcé les contrôles sanitaires.
Le directeur des services vétérinaires a également indiqué que le déplacement de tout porc est désormais soumis à un laissez-passer sanitaire délivré par les autorités compétentes.
« Tout manquement aux engagements de la Charte de biosécurité peut entraîner la suspension de l’activité, le refus d’accès aux aides et aux circuits de commercialisation, ainsi que d’autres sanctions administratives », a-t-il rappelé.
Dr Kallo a recommandé aux éleveurs de s’affilier à une organisation professionnelle reconnue, de suivre les conseils des agents vétérinaires et de participer aux formations et séances d’information organisées par les services compétents.
Selon les chiffres officiels, plus de 15 000 éleveurs ont été impactés et plus de 108 000 porcs abattus dans le cadre des mesures de sécurité alimentaire liées à l’épidémie.
(AIP)
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