Agnibilékrou, 20 août 2026 (AIP) –Le Programme national de lutte contre le sida (PNLS) a engagé, mercredi 19 août 2026 à Agnibilékrou, les populations locales à faire de l’usage systématique du préservatif et du dépistage régulier le bouclier principal contre le VIH et les IST face à la persistance des nouvelles contaminations.
Articulée autour du thème « Mon enjaillement, c’est sans Sida, c’est sans IST », cette campagne de sensibilisation a réuni des autorités administratives, des chefs de service, des leaders de jeunesse et des acteurs de la société civile. L’objectif de l’action est d’inverser la courbe épidémiologique en s’attaquant directement aux comportements à risque.
Égrenant les facteurs de propagation, tels que la baisse de la vigilance, le multi-partenariat, l’absence de protection et le tabou familial autour de la sexualité, l’animatrice du service de mobilisation sociale du PNLS, Diarrassouba Mariam, a dressé un constat sans concession. Avec environ 8 000 nouvelles infections enregistrées en Côte d’Ivoire en 2025, la vulnérabilité touche de plein fouet les adolescents, les femmes et les enfants de 0 à 14 ans.
« Une nouvelle infection est une infection de trop », a martelé Mme Diarrassouba, appelant chaque participant à devenir un ambassadeur du changement.
Au-delà de la protection physique, l’émissaire du PNLS a mis l’accent sur le dépistage précoce. Le VIH pouvant être asymptomatique pendant plusieurs années, la connaissance de son statut sérologique demeure le seul moyen d’interrompre la chaîne de transmission et d’accéder rapidement aux traitements.
Cette offensive communautaire menée dans le Moyen-Comoé s’inscrit dans la stratégie nationale visant l’élimination de l’épidémie de sida en Côte d’Ivoire d’ici 2030.
(AIP)
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