Abidjan, 22 mai 2026 (AIP)- Le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) a ouvert, jeudi 21 mai 2026 à Abidjan, la 45e réunion de sa Commission technique/plénière ainsi que la 31e session de son Comité ministériel, en vue de renforcer la riposte régionale dans la lutte contre le blanchiment de capitaux.
Les travaux, prévus du 18 au 23 mai au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, rassemblent experts, responsables gouvernementaux et partenaires techniques autour de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Présidant la cérémonie au nom du gouvernement ivoirien, le ministre de l’Urbanisme, du Logement et du Cadre de vie, Moussa Sanogo, représentant le ministre de l’Économie et des Finances, Adama Coulibaly, a insisté sur la gravité des menaces financières transnationales.
« Le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et les flux financiers illicites ne sont pas des menaces lointaines », a-t-il averti, soulignant leurs effets sur les institutions, les services publics et les perspectives de la jeunesse.
Pour le ministre, ces pratiques criminelles aggravent la corruption et fragilisent la stabilité des États. Il a qualifié leur lutte d’« impératif moral, politique et économique », appelant à renforcer la coopération régionale et le partage d’informations.
Il a également rappelé les réformes engagées par la Côte d’Ivoire pour se conformer aux standards du Groupe d’action financière (GAFI), estimant que « les progrès sont encourageants », tout en reconnaissant que des défis persistent.
La session met en lumière les avancées des États membres et les priorités du troisième cycle des évaluations mutuelles, dans un contexte où la criminalité financière se mondialise. Institution spécialisée de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Giaba coordonne la réponse régionale face à des réseaux criminels de plus en plus transfrontaliers.
En marge des travaux, Moussa Sanogo s’est montré prudent mais optimiste sur une éventuelle sortie de la Côte d’Ivoire de la liste grise du GAFI, saluant les progrès réalisés tout en reconnaissant que la décision relève des instances internationales. Il a enfin appelé à des décisions « concrètes et durables » pour renforcer l’intégrité financière de la sous-région.
(AIP)
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