Abidjan, 22 mai 2026 (AIP)- Plus de 133 fonctionnaires de police ont été formés aux techniques de lutte contre la fraude documentaire et l’usurpation d’identité, dans le cadre du projet intitulé « Renforcement des capacités en gestion des frontières et prévention de la traite des personnes en Côte d’Ivoire » (BMTHB CI).
Ce projet est financé par le ministère de l’Intérieur de la République tchèque et mis en œuvre par le Centre international pour le développement des politiques migratoires (ICMPD).
Lors de la cérémonie de clôture du projet, tenue jeudi 21 mai 2026, après 22 mois de mise en œuvre pour un coût global de 647,512 millions de FCFA, la cheffe de projet, Natalija Spunjini, a présenté les principaux résultats enregistrés.
Elle a indiqué que quatre postes-frontières ont bénéficié de deux formations de recyclage, de quatre sessions de formation spécialisée, de la livraison de 120 appareils portatifs de détection de fraude ainsi que de la mise en place d’outils modernes de contrôle et de surveillance destinés à assurer une gestion plus efficace et transparente des frontières.
Le projet a également permis la création de cellules de prévention contre la traite des personnes dans 14 régions, dont une à Bouna, ainsi que la formation de 164 acteurs locaux engagés dans la lutte contre ce fléau. Figurent aussi parmi les acquis l’élaboration d’un avant-projet de loi sur les frontières et l’appui apporté à la Commission nationale des Frontières de la Côte d’Ivoire dans l’organisation de l’« Abidjan Border Forum ».
Représentant le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le colonel-major Mory Sylla, conseiller technique chargé de la coopération internationale, a souligné que ce programme marque une étape importante dans la stratégie nationale de sécurité et de gouvernance frontalière.
Selon lui, le projet a favorisé la mise en place d’outils modernes de contrôle et de surveillance, contribuant ainsi à une gestion plus performante et plus transparente des frontières ivoiriennes. Il a également permis de sensibiliser et de mobiliser les acteurs institutionnels et communautaires autour de la lutte contre la traite des êtres humains, tout en consolidant la coopération régionale et internationale à travers le partage d’expériences et de bonnes pratiques.
À l’en croire, ces résultats tangibles ont renforcé les capacités de détection et de prévention, tout en suscitant une meilleure prise de conscience des enjeux liés à la sécurité et à la protection des victimes de la traite des personnes.
Le chargé d’affaires de l’ambassade de la République tchèque en Côte d’Ivoire et au Ghana, Nick Ojo Omorodion, a réaffirmé l’engagement de son pays à poursuivre sa coopération avec la Côte d’Ivoire.
Les bénéficiaires de ce projet ont été le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, la Commission nationale des Frontières de la Côte d’Ivoire et le Comité national de lutte contre la traite des personnes.
(AIP)
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