Abidjan, 22 mai 2026 (AIP) – Le directeur exécutif du centre de recherche WAVE, Pr Justin Pita, a affirmé vendredi 22 mai 2026 à Abidjan que le projet Biorisks a permis de poser les bases d’un dispositif régional durable de surveillance phytosanitaire en Afrique de l’Ouest et du Centre.
Intervenant à l’ouverture de l’atelier de clôture du projet Biorisks à Abidjan, le Pr Justin Pita a soutenu que ce programme financé par l’Union européenne a produit des acquis institutionnels et scientifiques appelés à perdurer au-delà de sa phase d’exécution.
« Des projets, il y en a beaucoup. Quand ils se terminent, certains ne laissent aucune trace. Mais le projet Biorisks n’a pas laissé des traces, il a laissé des marques », a déclaré le responsable du centre de recherche WAVE devant des chercheurs, partenaires techniques et représentants institutionnels venus de plusieurs pays africains.
Selon lui, le projet a contribué à transformer le centre de recherche WAVE en un centre régional d’excellence sur les phytopathogènes transfrontaliers grâce à des investissements dans les infrastructures, les équipements scientifiques et la formation des chercheurs.
Le directeur exécutif du centre WAVE a notamment cité la création du laboratoire d’innovation pour la santé des plantes de l’université Félix Houphouët-Boigny, désormais intégré à l’Unité de formation et de recherche (UFR) Biosciences. « Ce n’est pas une trace, c’est une marque », a-t-il insisté.

Le projet Biorisks a également favorisé la mise en réseau de plusieurs laboratoires spécialisés dans la santé des plantes en Afrique de l’Ouest et du Centre, avec pour noyau central le laboratoire installé à Abidjan.
Pr Justin Pita a par ailleurs annoncé la mise en place prochaine d’un observatoire régional pour la santé des plantes destiné à assurer une surveillance en temps réel des maladies et ravageurs agricoles dans la sous-région. « Le projet Biorisks permettra d’offrir à l’Afrique de l’Ouest et centrale un observatoire pour la santé des plantes. Les maladies pourront être suivies en temps réel, leur évolution observée et analysée », a-t-il expliqué.
Il a salué l’appui de l’Union européenne, du Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF) et de l’université Félix Houphouët-Boigny dans la mise en œuvre du projet.
« L’Union européenne, à travers le projet Biorisks, a permis de construire une vision : celle d’un hub pour la santé des plantes en Afrique de l’Ouest et du Centre », a conclu le directeur exécutif du centre de recherche WAVE.
(AIP)
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