Yamoussoukro, 04 sept 2026 (AIP) – La Commission nationale de lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petit calibre (ComNat-ALPC) entend intensifier ses actions de sensibilisation, de collecte et de destruction des armes illicites afin de contribuer au renforcement de la sécurité des populations, a affirmé son président, le Général Aboubakar Diakité, vendredi 4 septembre 2026 à Yamoussoukro.
« Tant qu’il y a des armes en circulation, nous estimons que notre travail continue », a déclaré le général Diakité à l’ouverture des activités organisées par la ComNat-ALPC dans le prolongement de la Journée internationale de destruction des armes légères et de petit calibre, célébrée le 9 juillet.
Prévues du 4 au 5 septembre, ces activités comprennent notamment des actions de sensibilisation, une opération de destruction publique et symbolique d’armes collectées ainsi que des activités sportives.
Selon le président de la ComNat-ALPC, la collecte des armes détenues illicitement constitue l’une des principales missions de la commission, qui recueille également les armes saisies par les forces de défense et de sécurité, ainsi que les armes obsolètes.
Ces armes sont collectées auprès des communautés, des tribunaux et des forces de défense et de sécurité, avant d’être acheminées vers le magasin central de la commission pour y être détruites, conformément aux procédures en vigueur.
Le Général Diakité a souligné que la circulation illicite des armes légères demeure une préoccupation permanente, ces armes étant susceptibles d’alimenter les conflits et les tensions communautaires. Leur retrait de la circulation participe ainsi, selon lui, à la consolidation de la paix et de la sécurité.
Il a appelé les détenteurs d’armes illégales à privilégier la remise volontaire, assurant qu’ils ne courent aucun risque en les déposant auprès des services compétents. Des mesures d’accompagnement peuvent être accordées aux déposants, sous des formes individuelles, collectives ou communautaires, en fonction notamment du nombre d’armes remises et des besoins exprimés.
Pour faciliter cette démarche, les détenteurs peuvent s’adresser à la gendarmerie, à la police ou au préfet, qui les orientera vers les services compétents pour la récupération et la sécurisation des armes. « Nous faisons ce qu’il faut pour encourager ces personnes-là, pour leur dire merci et inciter d’autres à faire autant », a expliqué le président de la ComNat-ALPC.
Il a toutefois rappelé que les personnes qui continuent de détenir illégalement des armes restent exposées aux sanctions prévues par la loi, les forces de défense et de sécurité poursuivant leurs opérations de saisie.
À travers ces activités, la ComNat-ALPC entend maintenir la mobilisation des populations et encourager leur adhésion aux efforts visant à réduire durablement la circulation illicite des armes légères et de petit calibre en Côte d’Ivoire.
(AIP)
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