Abidjan (Songon), 7 nov 2026 (AIP) – La lutte contre la pollution atmosphérique et la protection de la santé publique doivent être pleinement intégrées aux politiques de lutte contre le réchauffement climatique, ont préconisé deux spécialistes de la surveillance de la qualité de l’air, à l’approche de la 31e Conférence des Nations unies sur le climat (COP31), prévue en novembre 2026 à Antalya, en Turquie.
Le président de la Fédération Air et Moi, Victor Hugo Espinosa, et le directeur d’AtmoSud, Dominique Robin, estiment que les négociations climatiques internationales ne doivent pas se limiter aux engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais prendre également en compte les conséquences sanitaires et environnementales de la pollution de l’air.
Dans une note d’information transmise samedi 7 novembre 2026 à l’AIP, Victor Hugo Espinosa a notamment insisté sur l’importance de l’éducation et de la sensibilisation des populations dès le plus jeune âge.
« L’éducation est une arme importante », a-t-il déclaré, rappelant que la pollution atmosphérique est responsable chaque année de millions de décès prématurés et entraîne d’importantes conséquences économiques.
Évoquant les catastrophes environnementales récentes, notamment les phénomènes extrêmes observés au Népal et dans l’Himalaya, il a appelé à une évolution des comportements individuels et collectifs ainsi qu’à une mobilisation accrue de la société civile face aux intérêts économiques susceptibles de freiner l’action environnementale.
De son côté, Dominique Robin a mis en avant le rôle de la science et des nouvelles technologies dans l’amélioration de la surveillance atmosphérique et l’élaboration des politiques publiques.
« Mesurer, c’est un peu agir », a-t-il souligné, en évoquant notamment le recours aux données satellitaires pour cartographier la qualité de l’air, particulièrement dans les régions dépourvues d’infrastructures suffisantes de mesure au sol.
À travers leur participation à la COP31, les deux spécialistes entendent promouvoir le renforcement de la coopération internationale et des réseaux de surveillance de la qualité de l’air.
Leur démarche vise à encourager une meilleure prise en compte des liens entre changement climatique, pollution atmosphérique et santé humaine dans les stratégies environnementales des États.
(AIP)
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