Abengourou, 7 nov 2026 (AIP) – La fuite du cacao vers les pays limitrophes perturbe la campagne 2026-2027 dans l’Indénié-Djuablin, fragilisant les activités des sociétés coopératives et entraînant la mise au chômage technique de certains employés, a alerté vendredi 6 novembre 2026 le président du Collectif des sociétés coopératives de l’Indénié-Djuablin (CSC-ID), Ehora Yao Léonard.
Selon M. Ehora, deux mois après le lancement de la campagne, moins d’une dizaine de coopératives d’Abengourou ont réussi à expédier au moins un camion de cacao vers Abidjan.
Il attribue cette situation au différentiel de prix entre la Côte d’Ivoire, où le kilogramme de cacao est fixé à 1 200 FCFA, et le Ghana voisin, où il serait négocié à 2 100 FCFA.
Cette différence de prix favoriserait, selon lui, l’acheminement d’une partie de la production ivoirienne vers les pays voisins, au détriment des coopératives locales.
Face à cette situation, le président de la CSC-ID a dénoncé les limites du dispositif de surveillance des frontières et appelé à renforcer la mobilisation des autorités administratives et communautaires.
Il a notamment préconisé l’implication des préfets, des sous-préfets, des chefs de village et des présidents de jeunesse, à l’instar des actions menées contre l’orpaillage clandestin, afin de contribuer à la lutte contre le trafic du cacao.
M. Ehora a par ailleurs appelé l’État à prendre des mesures urgentes pour préserver l’activité des coopératives et les emplois qui en dépendent.
Il a averti que la poursuite de la fuite du cacao et la fermeture éventuelle de coopératives pourraient avoir des répercussions sur l’économie des zones productrices de l’Indénié-Djuablin.
(AIP)
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