Tiébissou, 1er sept 2026 (AIP) – Vingt acteurs des médias et de la société civile ont renforcé leurs connaissances sur la traite des personnes et les droits de l’enfant, du mercredi 26 au vendredi 28 août 2026 à Tiébissou, en vue de mieux contribuer à la prévention, au signalement et à la protection des enfants victimes.
Organisés par le point focal de l’Association des femmes juristes de Côte d’Ivoire (AFJ-CI) à Tiébissou, Épiphanie Gbahouo, ces échanges s’inscrivaient dans le cadre du projet du Pacte pour la protection de l’enfance (CPC). Ils ont réuni notamment des journalistes de la radio régionale La Voix du Bélier, le correspondant de l’Agence ivoirienne de presse (AIP) et des acteurs de la société civile.
Selon Mme Gbahouo, la méconnaissance des droits de l’enfant constitue l’une des causes de certaines violations. Elle a donc appelé les acteurs sociaux et communautaires à mieux connaître les textes et mécanismes de protection afin de prévenir les situations d’abus.
Les échanges ont porté sur les causes et conséquences de la traite, les moyens de lutte et les sanctions prévues par la législation ivoirienne. La juriste a expliqué que la traite des enfants concerne les personnes âgées de moins de 18 ans et que leur consentement ne suffit pas à exclure leur statut de victime.
Elle a cité notamment la pauvreté, la recherche du gain facile, l’ignorance et la naïveté comme des facteurs favorisant la traite, tout en rappelant les principaux droits de l’enfant, notamment les droits à la vie, à l’identité, à la nationalité, à l’éducation et à la santé.
Mme Gbahouo a insisté sur l’interdiction du travail forcé, de la servitude domestique et de toute activité portant atteinte à la santé, à la dignité, à l’éducation ou au développement de l’enfant.
La traite et les violations des droits de l’enfant peuvent favoriser l’échec scolaire, la délinquance juvénile et l’aggravation de la pauvreté, a-t-elle souligné.
Les participants ont enfin été instruits sur les mécanismes locaux de signalement et de prise en charge ainsi que sur le mécanisme national de référencement (MNR), destiné à protéger et assister les victimes.
Un jeune mineur et le porte-parole de la communauté CDEAO de Tiébissou ont également pris part aux échanges.
(AIP)
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