Ferkessédougou, 04 juin 2026 (AIP) – Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en collaboration avec le ministère de la Cohésion sociale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, a organisé les lundi 1er et mardi 2 juin 2026 à Ferkessédougou, un atelier de coordination et d’appui à la digitalisation des plateformes d’alerte précoce et de réponse.
L’atelier, tenu dans le cadre du projet « Prévenir et répondre à l’extrémisme violent dans le corridor atlantique », a réuni le corps préfectoral, le Médiateur de la République et l’ensemble des parties prenantes de la région du Tchologo.
Selon le représentant du PNUD, Dr Camara Allassane, l’objectif était de redynamiser les plateformes d’acteurs de prévention et de réponse et d’initier une démarche participative de digitalisation adaptée aux réalités locales. Il a rappelé qu’un manque de coordination avait été constaté entre les acteurs des mécanismes d’alerte précoce mis en place auparavant.
« Notre activité s’est articulée autour du bilan de la mise en œuvre des différentes plateformes et mécanismes d’alerte précoce et de réponse. Ensuite nous avons sollicité la participation de tous à la réflexion sur la mise en place d’une plateforme digitale performante », a-t-il expliqué.
Le représentant de la direction générale de l’Observatoire de la solidarité et de la cohésion sociale (OSCS), Bilé Eugène, a insisté sur l’implication effective de tous les acteurs dans la prévention des conflits pour la réussite du mécanisme. Il les a encouragés à formuler des propositions afin de bâtir une plateforme digitale solide.
Au cours de l’atelier, un bilan des actions menées en 2025 a été dressé. Les forces, limites et défis opérationnels ont été identifiés, ainsi que les besoins et attentes des acteurs en matière de solutions numériques. Les premières orientations fonctionnelles d’une plateforme numérique d’alerte et de réponse ont été conçues.
Le secrétaire général de la préfecture de Ferkessédougou, Tapé Laba, représentant le préfet de la région du Tchologo, a salué l’initiative et insisté sur la nécessité de préserver la cohésion sociale dans cette région frontalière du nord.
Le projet « Prévenir et répondre à l’extrémisme violent dans le corridor atlantique », mis en œuvre par le PNUD et financé par les gouvernements du Danemark et de la Norvège, concerne essentiellement les régions du Tchologo et du Bounkani.
(AIP)
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