Tiassalé, 1er déc 2025 (AIP) – Vingt-cinq enfants en contact avec le système judiciaire (pour la plupart incarcérés), issus du centre ONÉSIME de Taboitien (Tiassalé), ont reçu leurs diplômes à l’issue d’une formation débutée en février, dans le cadre d’un programme de réinsertion socio-professionnelle.
Selon le directeur exécutif du centre, Dr Henry Amanizan Niamien, ces enfants ont été formés en agroécologie, en agro-pastoral (porcs, volaille, moutons et cabris), en pisciculture, ainsi qu’en alphabétisation pour certains.
Au terme du processus, les enfants sortant du centre effectuent des stages en entreprise ou retournent à l’école.
« Dans ce programme post-ONÉSIME, le contact est maintenu avec les enfants pendant trois ans, pour assurer leur réinsertion sociale et professionnelle définitive », a indiqué vendredi 28 novembre 2025, Dr Amanizan.
Heureux de contribuer à la renaissance de ces jeunes, le président de l’association Cryzalid, principal bailleur de fonds du centre, Jean-Paul Richeinback, a rappelé que ce projet revêt une grande importance pour son organisation qui, « malheureusement », devra un jour se retirer. D’où le plaidoyer du président du conseil d’administration de la Fraternité des prisons–Côte d’Ivoire, le pasteur Jean Omer Rabé, pour la reconnaissance du caractère d’utilité publique du centre ONÉSIME.
La troisième adjointe au maire de Tiassalé, Kouassi Yaba, et la secrétaire générale de la préfecture de Tiassalé, Ehouman Gisèle Larissa, ont conseillé aux enfants de perpétuer les enseignements et la formation reçus au centre et ont appelé les parents à assurer la relève. Elles ont également exprimé la gratitude de la communauté envers la Fraternité des prisons–Côte d’Ivoire.
Depuis son ouverture en 2019, 154 mineurs, pour la plupart retenus dans les maisons d’arrêt et de correction, mais aussi des enfants issus de la rue ou ayant un comportement difficile à domicile, ont transité par le centre ONÉSIME, avec un taux de réussite supérieur à 80 %.
Le centre ONÉSIME assure la réinsertion sociale des pensionnaires à travers une prise en charge psychologique et socio-éducative assurée par des professionnels mis à disposition par la Direction de la protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse. Cette prise en charge s’accompagne d’un dialogue enfant–famille visant à faciliter la réintégration familiale, l’enfant étant appelé à retourner dans son milieu d’origine.
(AIP)
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