Kounahiri, 25 fév 2026 (AIP)- Le président des éleveurs de Kounahiri, Bomisso Narcisse, a annoncé, lundi 23 février 2026, à l’issue d’une rencontre tenue au foyer polyvalent des jeunes, en présence du sous-préfet Wayoro Bity Guy Charles, des bouviers, des responsables de bouchers, des chefs de villages et des présidents de jeunes, une augmentation du prix du kilogramme de viande bovine, désormais fixé à 2 500 FCFA.
Cette mesure intervient après plus d’une semaine de rupture de viande de bœuf sur le marché local. Selon M. Bomisso, cette pénurie était liée au différentiel de prix pratiqué à Kounahiri.
Jusqu’à présent, le kilogramme de viande bovine était vendu à 2 300 FCFA dans la ville, contre 2 500 FCFA dans les autres localités de la sous-préfecture ainsi que dans les sous-préfectures voisines de Gohitafla et de Béoumi. Cet écart incitait les bouchers à écouler leur marchandise hors de Kounahiri, où les prix étaient plus avantageux.
« Partout autour de nous, le kilogramme de viande est vendu à 2 500 FCFA, sauf à Kounahiri. Or, le coût d’achat du bétail ne diffère pas. Pour éviter que les bouchers ne vendent ailleurs et assurer la disponibilité permanente de la viande sur notre marché, il fallait harmoniser les prix », a expliqué M. Bomisso.
Toutefois, afin de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs, l’augmentation a été encadrée par des conditions fixées par le sous-préfet. Il a été convenu que le nouveau prix ne connaîtra aucune hausse durant au moins deux ans, sauf justification valable. En outre, Kounahiri s’alignera systématiquement sur l’évolution des prix dans les localités environnantes, y compris en cas de baisse.
« Après plus d’une semaine de pénurie, nous nous réjouissons d’avoir trouvé un compromis. Les bouchers pourront vendre sur place et les populations disposeront de viande en permanence. Nous avons pris des balises pour qu’aucune partie ne soit lésée », a affirmé le sous-préfet, Wayoro Bity Guy Charles.
Dans la foulée de cet accord, la direction départementale du ministère des Ressources animales et halieutiques s’est engagée à ne délivrer aucune autorisation de sortie de viande bovine hors de Kounahiri.
En 2022, les bouchers avaient observé une grève de six mois, de juin à novembre, pour protester contre une réduction du prix du kilogramme de viande, passé de 2 000 à 1 800 FCFA à la demande de la jeunesse locale. La reprise des activités était intervenue le 21 novembre, à la suite d’une médiation des autorités préfectorales.
(AIP)
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